Une double analyse de la technologie

24 septembre 2012

Réflexion

Cet article est tiré du blog “ Sociología y redes sociales : proyecto de investigación sobre la comunicación on-line ”, que je recommande car il est particulièrement intéressant. L’auteur, Javier de Rivera, propose de nombreux articles de fond sur la sociologie et les réseaux sociaux, et plus généralement sur la communication sur Internet. L’objectif de ce projet est de comprendre comment les nouveaux moyens de communication en ligne conditionnent et affectent les relations et la réalité sociale.

Pour ceux et celles qui comprennent l’espagnol, ça se passe ici : http://sociologiayredessociales.com/

PS : si jamais quelqu’un pense que la traduction peut être améliorée, qu’il n’hésite pas à poster un commentaire avec sa/ses correction(s). Merci!!

 Une double analyse de la technologie dans Réflexion technology-300x300Quand nous pensons à la technologie (mais aussi à n’importe quel autre sujet), nous pouvons le faire depuis deux perspectives ou positions différentes. L’une d’elles est « personnelle/individuelle », ce que la chose représente pour les personnes. L’autre perspective est « sociale/globale », ce qui implique et représente une perspective plus large et générale.

 Souvent, nous ne pouvons nous empêcher de penser aux choses en les interprétant comme bonnes ou mauvaises, mais si nous voulons nous positionner depuis une perspective sociologique, nous ne pouvons partir de la réflexion simpliste d’ « effets positifs et négatifs ». Car, qu’est-ce qui est positif ou négatif en fin de compte ?

 Ce débat n’est pas réellement sociologique, mais plutôt philosophique et moral à long terme. Même si, à partir de la sociologie – et à partir des Sciences Sociales, qui est dans le fond le domaine que nous évoquons – nous pouvons donner des pistes et des points d’appui pour des positionnements moraux ou philosophiques mieux fondés, sur des données et des réflexions complexes qui donnent de la perspective.

 La perspective sociologique « per se » est celle qui nous permet de voir au-delà de ce qui est proche, en cherchant les connexions entre les choses et les logiques qui s’occultent entre elles. Ainsi, la technologie, les réseaux sociaux, les mobiles, les voitures, etc. ne sont pas seulement des objets que nous utilisons, mais ce sont aussi des éléments qui forment partie d’un tout (ceci est la théorie cybernétique), et conditionnent l’ensemble de ce tout.

 D’un point de vue individuel et personnel, les technologies sont « bonnes ou mauvaises » selon l’usage que vous en avez, et si vous savez les utiliser (et qu’elles ne vous utilisent pas à travers elles-mêmes), vous tirerez profit de la technologie… toujours en fonction de votre objectif. Conduire une voiture est merveilleux, elle vous emmène à n’importe quel endroit en toute liberté, c’est pratique et attractif. Et si jamais vous ne souhaitez pas l’utiliser, vous pouvez toujours la laisser au garage.location-2-cv-provence-06 analyse dans Réflexion

Du point de vue social ou global, les automobiles établissent de nouveaux modèles de transport, et par conséquent de conduite et de vie. Cela affecte à grande échelle les moyens de production et de consommation, donc la dynamique de transport change. Les villes s’agrandissent, la pollution atmosphérique augmente, et les champs sont traversés par des routes et des autoroutes qui coupent les chemins et dissuadent l’utilisation d’autres moyens de transport. Les « villes dortoir » apparaissent, celles dont sortent des millions de travailleurs pour conduire « commodément » jusqu’à leur lieu de travail, le tourisme s’accroit, etc.

 Avec la voiture s’accompagnent beaucoup d’autres changements, qui ne dérivent pas seulement de l’« invention », mais d’un mode où ils sont socialement implémentés et compris, de logiques qui accompagnent l’extension de ces changements. Tout comme la dynamique fordiste, qui est une proposition de travail associée à un concept de consommation et de société qui s’incorpore depuis cette même « invention », en promouvant son concept au passage.

 Dans ce sens, les nouvelles technologies – ou technologies numériques – ne sont pas si différentes de n’importe quelle autre technologie. Ce n’est pas que « le mobile nous rend fous », c’est qu’avec le mobile ou les réseaux sociaux s’accompagnent des logiques, des pratiques, des propositions sur la façon de les consommer qui se confondent entres-elles et partagent le premier rôle avec les autres appareils, modelant notre conscience individuelle et collective, adaptant la façon dont nous comprenons et pensons le monde, selon de nouveaux critères.

 Des conclusions simplistes du type « les nouvelles technologies ont de bons et de mauvais côtés » ou « il faut savoir les utiliser » ne répondent pas à la question :

Comment devons-nous nous positionner face à une nouvelle technologie ?

 Pour répondre à cela, nous devons exposer quelles logiques s’associent à elle (les Sciences Sociales nous aident à mieux y réfléchir), qu’est-ce que nous pensons ou sentons par rapport à ces logiques (pour cela nous avons besoin de philosopher ou de sentir les choses), et comment nous pouvons nous positionner de façon cohérente dans un tel contexte. Pour répondre à ce dernier point, nous avons besoin d’un peu de tout.

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